Posture et vieillissement : pourquoi s’en préoccuper avant d’avoir mal ?
Vieillir ne signifie pas nécessairement perdre sa mobilité. Pourtant, avec les années, la colonne vertébrale, la musculature et l’équilibre postural évoluent.
Faut-il attendre l’apparition d’une douleur pour commencer à s’en préoccuper ?
Au Centre Chiropractic de la Colonne Vertébrale (CCCV), nous considérons qu’il est également important de s’intéresser à la mobilité, à la fonction et à l’évolution de la posture, et pas uniquement aux symptômes.
L’objectif n’est pas de rechercher une posture « parfaite », mais de comprendre comment la colonne fonctionne, d’identifier les modifications réellement mesurables et, lorsqu’une prise en charge est indiquée, de chercher à préserver au mieux la mobilité et les capacités fonctionnelles au fil des années.
L’absence de douleur ne signifie pas que rien ne change
La douleur est souvent ce qui conduit à consulter.
Pourtant, douleur et posture sont deux choses différentes.
Une personne peut présenter une modification posturale importante sans ressentir de douleur. À l’inverse, elle peut souffrir sans présenter d’anomalie posturale majeure.
Les douleurs cervicales et lombaires sont multifactorielles. L’activité physique, la condition musculaire, les contraintes professionnelles, le sommeil, le stress, les antécédents et de nombreux autres facteurs peuvent intervenir.
La posture ne doit donc pas être analysée uniquement à travers la présence ou l’absence de douleur.
La colonne vertébrale évolue avec l’âge
Avec les années, différents phénomènes peuvent apparaître :
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diminution de certaines amplitudes articulaires ;
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modifications musculaires ;
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diminution de la force ou de l’endurance ;
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modifications dégénératives des articulations et des disques ;
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évolution des courbures de la colonne vertébrale ;
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projection progressive de la tête ou du tronc vers l’avant chez certaines personnes.
L’un des exemples les mieux étudiés est l’augmentation de la cyphose thoracique, c’est-à-dire l’accentuation de la courbure du haut du dos.
Lorsqu’elle devient importante, l’hypercyphose peut notamment être associée à des modifications de la fonction physique et de certaines capacités fonctionnelles.
Cela ne signifie pas que toute augmentation de la cyphose est pathologique. Mais lorsqu’une modification est importante, progressive ou accompagnée d’une perte de fonction, elle mérite d’être évaluée.
Posture, mobilité et fonction : trois notions différentes
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Ces trois éléments sont souvent confondus.
La posture correspond à la position des différentes parties du corps les unes par rapport aux autres.
La mobilité représente la capacité de la colonne et des articulations à se déplacer.
La fonction correspond à ce que la personne est réellement capable de faire dans sa vie quotidienne : marcher, courir, tourner la tête, se relever, porter, travailler ou pratiquer une activité sportive.
Une évaluation sérieuse ne devrait donc pas se limiter à regarder une personne debout pendant quelques secondes.
Elle doit mettre en relation posture, mobilité, fonction et symptômes.
Mesurer plutôt que simplement regarder
Une des particularités de notre approche au CCCV est de rechercher des données aussi objectives et reproductibles que possible.
L’évaluation peut notamment comporter :
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une analyse posturale ;
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l’évaluation de la mobilité ;
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des mesures cliniques ;
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l’étude des amplitudes articulaires ;
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une analyse fonctionnelle ;
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et, lorsqu’elles sont médicalement justifiées, des radiographies permettant d’étudier certains paramètres de la colonne vertébrale.
Les radiographies ne sont pas un examen systématique chez toute personne sans symptôme. Leur indication doit toujours être justifiée par le contexte clinique.
Lorsqu’une mesure est réalisée, son intérêt est aussi de pouvoir être comparée dans le temps.
Notre démarche peut ainsi se résumer par :
Évaluer → Mesurer → Traiter lorsque cela est indiqué → Réévaluer.
Peut-on réellement modifier certains paramètres posturaux ?
Oui, certains paramètres posturaux peuvent évoluer, mais tous ne peuvent pas être modifiés de la même manière.
Les résultats dépendent notamment de l’âge, de la condition physique, de la nature et de l’ancienneté des modifications observées ainsi que du type de prise en charge.
Des études montrent par exemple que des programmes d’exercices structurés peuvent réduire de façon mesurable l’hypercyphose thoracique chez certains adultes.
Au niveau cervical, des revues systématiques et méta-analyses ont également montré que des exercices thérapeutiques peuvent améliorer certains paramètres de posture de la tête chez des personnes présentant une posture antérieure de la tête, tout en soulignant que la qualité des preuves reste variable.
L’objectif doit donc rester réaliste : mesurer ce qui peut être amélioré et vérifier objectivement son évolution.
Soulager et corriger ne sont pas exactement le même objectif
Lorsqu’une personne consulte pour une douleur, la première priorité peut naturellement être de retrouver du confort et de la mobilité.
Mais si l’évaluation met également en évidence une modification mécanique ou posturale jugée pertinente, une seconde question peut se poser :
peut-on agir sur le paramètre mécanique lui-même ?
C’est ici que notre approche diffère d’une prise en charge exclusivement centrée sur le symptôme.
Au CCCV, nous distinguons les soins visant notamment à restaurer ou améliorer la mobilité articulaire des protocoles de correction posturale CBP®, lorsqu’ils sont indiqués.
La correction posturale est généralement un travail plus progressif, car l’objectif n’est pas simplement d’obtenir une amélioration symptomatique immédiate mais de chercher à modifier certains paramètres mesurables.
Pourquoi s’en préoccuper avant d’avoir mal ?
Il ne s’agit pas de traiter systématiquement une personne qui ne présente aucun symptôme.
Il ne s’agit pas non plus de prétendre qu’une posture particulière conduira nécessairement à une douleur ou à une pathologie.
L’intérêt est différent : identifier suffisamment tôt une évolution significative de la posture, de la mobilité ou de la fonction.
Avec l’âge, une question devient particulièrement importante :
quelles capacités voulons-nous conserver dans 10, 20 ou 30 ans ?
Continuer à marcher facilement.
Faire du sport.
Voyager.
Porter.
Se relever du sol.
Tourner correctement la tête.
Conserver son équilibre.
Et surtout, rester autonome.
La prévention musculosquelettique ne consiste donc pas seulement à rechercher l’absence de douleur aujourd’hui. Elle consiste aussi à préserver autant que possible les capacités physiques permettant de rester actif demain.
Quand faire évaluer sa colonne et sa posture ?
Une évaluation peut notamment être pertinente lorsqu’on observe :
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une modification progressive de la posture ;
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une tête qui semble de plus en plus projetée vers l’avant ;
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un dos qui se voûte progressivement ;
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une diminution notable de la mobilité ;
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des douleurs cervicales ou lombaires récurrentes ;
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une scoliose connue ;
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une diminution de certaines capacités physiques ;
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ou simplement lorsque l’on souhaite faire le point sur le fonctionnement de sa colonne vertébrale.
L’objectif d’un bilan n’est pas nécessairement de déboucher sur un traitement.
Un bilan sert d’abord à comprendre et à mesurer.
Notre approche au CCCV : mesurer pour décider
Au Centre Chiropractic de la Colonne Vertébrale, notre approche repose sur un principe simple :
on ne peut pas parler sérieusement de correction sans commencer par mesurer ce que l’on cherche à corriger.
Nous associons l’examen clinique, l’analyse posturale, des mesures objectives et, lorsque cela est indiqué, l’imagerie afin d’établir une stratégie adaptée à chaque patient.
Notre objectif n’est pas de rechercher une posture parfaite ni de promettre qu’une correction posturale empêchera les effets du vieillissement.
Il est beaucoup plus concret :
préserver autant que possible la mobilité, la fonction et l’autonomie au cours du temps.
Et lorsque nous cherchons à modifier un paramètre postural, nous voulons pouvoir le mesurer avant et le réévaluer après.



