Douleurs et troubles de la colonne vertébrale

Pour quelles raisons consulter un chiropracteur ?

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Évaluation posturale et lombaire au CCCV à Paris

LOMBALGIE

Qu'est-ce qu'une Lombalgie ?

La lombalgie désigne une douleur située dans le bas du dos, au niveau de la région lombaire. Elle peut apparaître brutalement, comme lors d’un lumbago, ou s’installer progressivement et devenir persistante.

Dans de nombreux cas, la douleur lombaire est dite « non spécifique » : elle ne correspond pas nécessairement à une lésion précise visible à l’imagerie. L’examen clinique permet d’en rechercher les caractéristiques et d’identifier d’éventuels signes nécessitant des examens complémentaires ou un avis médical.

Quelles sont les causes fréquentes d’une lombalgie ?

Une lombalgie peut être influencée par différents facteurs : contraintes mécaniques, activité physique inhabituelle, mouvements répétés, sédentarité ou déconditionnement physique.

Des modifications des disques ou des articulations vertébrales peuvent également être présentes, sans être nécessairement responsables de la douleur. Plus rarement, une lombalgie peut révéler une pathologie nécessitant une prise en charge médicale spécifique.

L’examen clinique est donc essentiel pour orienter la prise en charge.

Quand consulter un chiropracteur pour une lombalgie ?

Une consultation peut être envisagée lorsqu’une douleur lombaire persiste, récidive ou limite les mouvements et les activités quotidiennes.

Au cabinet, l’examen clinique permet d’évaluer la mobilité, la fonction et la présence éventuelle de signes neurologiques. La prise en charge est ensuite adaptée à la situation du patient et peut associer soins chiropratiques, exercices et conseils adaptés.

En présence de signes nécessitant une investigation complémentaire, une imagerie ou un avis médical peut être recommandé.

SCIATIQUE

Qu’est-ce qu’une sciatique ?

La sciatique correspond à une douleur liée à l’irritation ou à la compression d’une racine nerveuse lombaire participant au nerf sciatique.

La douleur peut partir du bas du dos ou de la fesse et descendre dans la jambe, parfois jusqu’au pied. Elle peut s’accompagner de fourmillements, d’engourdissements et, dans certains cas, d’une diminution de la force musculaire.

Une hernie discale est une cause fréquente de sciatique, mais ce n’est pas la seule cause possible.

Quels sont les symptômes d’une sciatique ?

La douleur suit généralement le trajet d’une racine nerveuse depuis la région lombaire ou la fesse vers la cuisse, la jambe et parfois le pied. Sa localisation varie selon la racine nerveuse concernée.

Des fourmillements, un engourdissement ou une diminution de la sensibilité peuvent également être présents. Une faiblesse musculaire doit faire l’objet d’une attention particulière.

L’examen neurologique permet notamment d’évaluer la sensibilité, la force musculaire et les réflexes afin de rechercher une atteinte radiculaire.

 

Comment une sciatique est-elle évaluée et prise en charge ?

La prise en charge commence par un examen clinique et neurologique afin d’identifier la localisation de l’atteinte et d’en rechercher la cause probable.

Selon la situation, les soins peuvent associer techniques chiropratiques adaptées, exercices et conseils visant à maintenir ou restaurer progressivement la mobilité et la fonction. Une imagerie, notamment une IRM, n’est pas systématique mais peut être indiquée dans certaines situations.

En présence d’une faiblesse musculaire importante ou progressive, de troubles urinaires ou intestinaux ou d’une perte de sensibilité dans la région périnéale, un avis médical urgent est nécessaire.

Nerf sciatique et trajet de la douleur depuis la région lombaire jusqu’à la jambe
Illustration anatomique d’une hernie discale lombaire avec compression d’une racine nerveuse

HERNIE DISCALE

Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

Les disques intervertébraux sont situés entre les vertèbres et participent à la mobilité ainsi qu’à la répartition des contraintes sur la colonne vertébrale.

Une hernie discale correspond au déplacement d’une partie du disque au-delà de ses limites habituelles. Elle peut être totalement asymptomatique ou, lorsqu’elle irrite ou comprime une racine nerveuse, provoquer une douleur irradiée, des fourmillements, un engourdissement ou parfois une faiblesse musculaire.

Les hernies discales sont principalement rencontrées au niveau lombaire et cervical.

Quels sont les symptômes d’une hernie discale ?

Une hernie discale ne provoque pas nécessairement de symptômes. Lorsqu’elle irrite ou comprime une racine nerveuse, les manifestations varient selon sa localisation.

Au niveau lombaire, elle peut provoquer une sciatique ou une cruralgie, avec une douleur irradiant dans la jambe. Au niveau cervical, la douleur peut irradier vers l’épaule, le bras ou la main.

Des fourmillements, un engourdissement, une modification de la sensibilité ou une faiblesse musculaire peuvent également être présents.

Comment une hernie discale est-elle évaluée et prise en charge ?

L’évaluation repose d’abord sur l’examen clinique et neurologique afin de rechercher une éventuelle atteinte d’une racine nerveuse et d’en apprécier la sévérité.

Selon la situation, la prise en charge peut associer des soins chiropratiques adaptés, des exercices et des conseils visant à restaurer progressivement la mobilité et la fonction. L’IRM peut être indiquée lorsque les symptômes persistent, en présence de signes neurologiques ou lorsque le résultat est susceptible de modifier la prise en charge.

Une orientation médicale ou chirurgicale est nécessaire lorsque l’examen met en évidence certains signes de gravité ou un déficit neurologique important ou progressif.

CERVICALGIE

Qu’est-ce qu’une cervicalgie ?

La cervicalgie désigne une douleur située au niveau du cou. Elle peut être récente ou persistante et s’accompagner d’une raideur ou d’une limitation des mouvements de la tête.

Les cervicalgies peuvent être influencées par différents facteurs, notamment les contraintes mécaniques, certaines positions prolongées, l’activité physique ou des modifications liées à l’âge.

Lorsqu’une douleur cervicale s’accompagne de symptômes irradiant dans le bras, de fourmillements, d’un engourdissement ou d’une faiblesse musculaire, un examen neurologique est particulièrement important.

Comment une cervicalgie est-elle évaluée et prise en charge ?

L’évaluation commence par un examen clinique de la mobilité cervicale, de la fonction et des facteurs susceptibles d’influencer les symptômes. Un examen neurologique est réalisé lorsque la douleur s’accompagne de symptômes dans le bras ou la main.

Selon la situation, la prise en charge peut associer des soins chiropratiques adaptés, des exercices, des conseils d’activité et un travail sur certains facteurs posturaux ou mécaniques.

Une imagerie n’est pas systématiquement nécessaire. Elle peut être indiquée en fonction de l’examen clinique, d’un traumatisme, de symptômes persistants ou de certains signes neurologiques.

Évaluation clinique de la colonne cervicale au CCCV à Paris
Évaluation clinique et posturale de la colonne thoracique au CCCV à Paris

DORSALGIE

Qu’est-ce qu’une dorsalgie ?

La dorsalgie désigne une douleur située dans la partie thoracique de la colonne vertébrale, entre la région cervicale et la région lombaire.

Elle peut être associée à des contraintes mécaniques, à certaines positions prolongées, à une diminution de mobilité ou à des sollicitations musculaires.

Comme les douleurs thoraciques peuvent parfois avoir une origine autre que musculosquelettique, l’examen clinique permet également de rechercher des signes nécessitant un avis médical ou des examens complémentaires.

Comment une dorsalgie est-elle évaluée et prise en charge ?

L’évaluation d’une dorsalgie repose sur l’examen clinique de la colonne thoracique, de sa mobilité et des structures environnantes. Elle permet également de rechercher des éléments pouvant orienter vers une origine non musculosquelettique de la douleur.

Lorsque la situation relève d’une prise en charge conservatrice, les soins peuvent associer des techniques chiropratiques adaptées, des exercices et des conseils visant à améliorer la mobilité et la fonction.

Si l’examen met en évidence des signes inhabituels ou évocateurs d’une autre pathologie, un avis médical ou des examens complémentaires peuvent être recommandés.

Quand consulter pour une dorsalgie ?

Une consultation peut être envisagée lorsqu’une douleur dorsale persiste, récidive ou limite les activités quotidiennes.

Une évaluation est particulièrement importante lorsque la douleur apparaît après un traumatisme, s’accompagne de symptômes inhabituels, de fièvre, d’un essoufflement ou d’une altération de l’état général.

L’objectif de l’examen est de déterminer si la douleur semble d’origine musculosquelettique ou si une orientation médicale et des examens complémentaires sont nécessaires.

 

HYPERCYPHOSE

Qu’est-ce qu’une hypercyphose ?

L’hypercyphose correspond à une accentuation excessive de la courbure naturelle de la colonne thoracique, donnant au haut du dos un aspect plus arrondi.

Elle peut être liée à différents facteurs : posture, modifications structurelles des vertèbres, maladie de Scheuermann chez le sujet jeune ou, chez la personne âgée, tassements vertébraux notamment en présence d’ostéoporose.

L’examen clinique permet d’évaluer la posture, la mobilité de la colonne et le caractère souple ou plus structurel de la déformation. Une analyse radiographique peut être indiquée dans certaines situations.

Comment une hypercyphose est-elle évaluée et prise en charge ?

L’évaluation tient compte de l’âge, de la mobilité de la colonne, de l’importance de la courbure et de son caractère postural ou structurel. Lorsqu’elles sont indiquées, les radiographies permettent de mesurer la cyphose et d’analyser la morphologie des vertèbres.

La prise en charge dépend de la cause et peut associer exercices spécifiques, travail de mobilité et de renforcement ainsi que, dans certaines situations, des techniques de correction posturale adaptées.

En présence d’ostéoporose, de tassements vertébraux ou d’une déformation importante ou évolutive, une évaluation médicale complémentaire peut être nécessaire.

Peut-on corriger une hypercyphose ?

Cela dépend de l’origine de l’hypercyphose, de son importance, de sa souplesse et de l’âge du patient.

Une hypercyphose principalement posturale et flexible peut généralement être améliorée par un travail associant mobilité, renforcement musculaire et correction posturale. Lorsqu’elle est plus structurelle, l’objectif est davantage d’améliorer la fonction, la posture et, lorsque cela est possible, de limiter son évolution.

La prise en charge doit donc être individualisée après une évaluation clinique et, lorsque cela est nécessaire, radiographique.

Analyse radiographique d’une hypercyphose thoracique au CCCV à Paris
Évaluation clinique de la région lombaire au CCCV à Paris

LUMBAGO

Qu’est-ce qu’un lumbago ?

Le lumbago correspond à une lombalgie aiguë, c’est-à-dire une douleur apparaissant brutalement dans le bas du dos. Elle peut être intense et s’accompagner d’une sensation de blocage ou d’une limitation importante des mouvements.

Le lumbago est le plus souvent d’origine musculosquelettique et son évolution est généralement favorable. Une douleur intense ne signifie pas nécessairement qu’une lésion importante de la colonne vertébrale est présente.

L’examen clinique permet d’évaluer la situation et de rechercher d’éventuels signes nécessitant des examens complémentaires ou un avis médical.

Que faire en cas de lumbago ?

Malgré la douleur, il est généralement préférable de maintenir une activité adaptée et de reprendre progressivement les mouvements plutôt que de rester au repos complet.

L’examen clinique permet d’identifier les mouvements limités, d’évaluer la fonction et de rechercher d’éventuels signes neurologiques. Selon la situation, la prise en charge peut associer soins chiropratiques adaptés, exercices et conseils d’activité.

Une imagerie n’est généralement pas nécessaire lors d’un lumbago récent en l’absence de signes particuliers.

Quand faut-il consulter rapidement pour un lumbago ?

Une évaluation médicale rapide est recommandée lorsque la douleur apparaît après un traumatisme important, s’accompagne de fièvre, d’une altération de l’état général ou d’une faiblesse musculaire importante ou progressive.

Des troubles urinaires ou intestinaux associés à une perte de sensibilité dans la région périnéale nécessitent une prise en charge médicale urgente.

En dehors de ces situations, un lumbago peut généralement faire l’objet d’une prise en charge conservatrice adaptée après examen clinique.

NEVRALGIE CERVICO-BRACHIALE

Qu’est-ce qu’une névralgie cervico-brachiale ?

La névralgie cervico-brachiale correspond à une douleur liée à l’irritation ou à la compression d’une racine nerveuse au niveau cervical.

La douleur peut partir du cou et irradier vers l’épaule, le bras, l’avant-bras ou la main. Elle peut s’accompagner de fourmillements, d’un engourdissement, d’une modification de la sensibilité et parfois d’une diminution de la force musculaire.

Une hernie discale cervicale ou des modifications dégénératives de la colonne cervicale peuvent notamment être en cause.

Comment identifier la cause d’une névralgie cervico-brachiale ?

L’évaluation repose sur l’interrogatoire et un examen clinique et neurologique permettant d’étudier la mobilité cervicale, la sensibilité, la force musculaire et les réflexes.

L’objectif est notamment de rechercher une atteinte d’une racine nerveuse et de distinguer une origine cervicale d’autres causes possibles de douleur dans le bras.

Une IRM cervicale peut être indiquée lorsque les symptômes persistent, lorsqu’un déficit neurologique est présent ou lorsque son résultat est susceptible de modifier la prise en charge.

Comment une névralgie cervico-brachiale est-elle prise en charge ?

La prise en charge dépend de la cause identifiée, de l’intensité des symptômes et de la présence éventuelle de signes neurologiques.

Lorsqu’une prise en charge conservatrice est indiquée, elle peut associer des soins chiropratiques adaptés, des exercices et des conseils visant à maintenir ou restaurer progressivement la mobilité et la fonction.

Une faiblesse musculaire importante ou progressive, des troubles de la marche ou d’autres signes neurologiques inhabituels nécessitent une évaluation médicale rapide.

Illustration anatomique d’une névralgie cervico-brachiale avec irritation d’une racine nerveuse cervicale et douleur irradiant dans le bras
Illustration de l’arthrose de la colonne vertébrale avec usure discale et articulaire

ARTHROSE

Qu’est-ce que l’arthrose de la colonne vertébrale ?

L’arthrose correspond à des modifications dégénératives progressives des articulations. Au niveau de la colonne vertébrale, elle peut concerner notamment les articulations postérieures et s’accompagner de modifications des disques intervertébraux.

Ces changements deviennent plus fréquents avec l’âge et peuvent être présents sans provoquer de douleur. Lorsqu’ils sont symptomatiques, ils peuvent être associés à des douleurs, une raideur ou une diminution de la mobilité.

Il est donc important d’interpréter les images radiographiques ou l’IRM en fonction des symptômes et de l’examen clinique, plutôt que de considérer automatiquement l’arthrose visible comme la cause de la douleur.

Peut-on soulager les symptômes liés à l’arthrose ?

L’arthrose ne peut pas être « supprimée », mais ses symptômes et ses conséquences fonctionnelles peuvent souvent être améliorés.

Le maintien d’une activité physique adaptée, les exercices de mobilité et de renforcement ainsi que certaines techniques manuelles peuvent contribuer à réduire la douleur et à préserver la fonction.

La prise en charge doit être adaptée à l’âge, à l’état général, à la localisation de l’arthrose et surtout aux symptômes du patient.

Quand consulter pour une arthrose de la colonne vertébrale ?

Une consultation peut être utile lorsque des douleurs ou une raideur persistent, récidivent ou commencent à limiter les activités quotidiennes.

L’examen clinique permet d’évaluer la mobilité, la fonction et de rechercher d’éventuels signes neurologiques. La prise en charge est ensuite adaptée aux symptômes plutôt qu’aux seules anomalies visibles sur les examens d’imagerie.

Une douleur inhabituelle ou rapidement progressive, un traumatisme ou l’apparition d’une faiblesse musculaire ou d’autres signes neurologiques nécessitent une évaluation médicale appropriée.

SCOLIOSE

Qu’est-ce qu’une scoliose ?

La scoliose est une déformation tridimensionnelle de la colonne vertébrale associant une courbure dans le plan frontal et une rotation des vertèbres.

Elle apparaît fréquemment pendant la croissance, mais peut également être présente ou évoluer à l’âge adulte. Son évaluation tient notamment compte de l’âge, de la croissance restante, de l’importance et de la localisation des courbures.

Une évaluation clinique et, lorsqu’elle est indiquée, radiographique permet de mesurer objectivement la scoliose et d’en suivre l’évolution.

Comment une scoliose est-elle évaluée ?

L’évaluation associe l’examen clinique et postural à des mesures objectives, notamment l’observation des asymétries du tronc, le test d’Adams et la mesure de la rotation au scoliomètre.

Lorsqu’elles sont indiquées, les radiographies permettent notamment de mesurer l’angle de Cobb, d’analyser les courbures et de suivre leur évolution dans le temps.

La fréquence du suivi dépend notamment de l’âge, de la croissance restante et du risque de progression de la scoliose.

Comment une scoliose est-elle prise en charge ?

La prise en charge dépend de l’âge, de la croissance restante, du type de courbure et de son évolution. Selon la situation, elle peut associer surveillance, exercices spécifiques et, chez certains patients en croissance, le port d’un corset.

Au CCCV, l’objectif est d’évaluer précisément la scoliose et de suivre son évolution afin d’adapter la prise en charge à chaque patient.

Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée : Scoliose : évaluation et prise en charge à Paris.

Radiographie d’une scoliose avec mesure des courbures vertébrales et de l’angle de Cobb